La multiplication des pains

À partir de certains passages de l’Évangile, nous savons que Jésus était animé, entre autres, par des sentiments très humains : par exemple la gratitude, la tristesse, etc.

La mort de Jean-Baptiste n’a pas été une bonne nouvelle, vu le lien spirituel et de sang qu’il y avait entre les deux. (L’Évangile de Luc nous dit que les mères de Jésus et de Jean-Baptiste étaient parentes.)
Nous pouvons imaginer que c’est dans la tristesse que Jésus s’éloigne, vers un endroit désert, à l’écart…
Mais voilà qu’on ne le laisse pas en paix. La foule vient le chercher.
Alors Jésus se ressaisit : il est pris de compassion envers les malades et, plus généralement, envers toute cette foule et ses besoins matériels. Ils ont faim…

Un premier enseignement
que nous pouvons tirer :
Par moments, quand nous sommes tristes, occupés par nos malheurs, nous pouvons regarder autour de nous et découvrir les besoins des autres. Nous laisser déranger…

La multiplication des pains est un miracle majeur, mais les « matériaux » de départ, la base, c’est ce que les compagnons de Jésus arrivent à trouver : cinq pains et deux poissons.
Deuxième enseignement : Jésus œuvre dans notre vie à partir de ce que nous mettons à sa disposition. Il ne veut pas agir en nous sans nous.

Troisième enseignement : ce que nous pouvons apporter à notre vie spirituelle, par nous-mêmes, est dérisoire par rapport à ce que Dieu fera avec nos pauvres petites offrandes, pourtant indispensables !
Jésus donne à manger à des milliers de personnes à partir de cinq pains et de deux poissons.

Nous avons aussi entendu :
« Il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. »
Quatrième enseignement : Jésus rejoint les autres grâce à nous.
Nos paroles, nos gestes, nos attitudes peuvent transmettre son message.
Cela est bien mis en valeur par le détail des restes du repas : douze paniers pleins !
Douze paniers, douze apôtres… chacun de nous.
Gardons cela à l’esprit : ce que chacun de nous reçoit, c’est un panier plein.
Amen

Évangile (Mt 14, 13-21)

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

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